Special things // Special Songs

Pour animer vos dîners de famille

La bande-son idéale… Foie gras sur fond de Blank Generation, gigot d'agneau sur The Damned. Faites votre coming-out nihiliste devant vos grands parents. Attrapé au passage sur le site d'Assasin Productions qui est bourré de hip-hop jusqu'à la gueule, ce mix d'1h17 de punk. C'est un fichier Real en un seul morceau, donc voici la liste:

BLANK MUSIC FOR BLANK PEOPLE
Richard Hell & the Voidoids "Blank generation"

les Olivensteins "Fier de ne rien faire"

X-Ray Spex "Oh bondage up yours"

Wayne County & the Electric Chairs "Paranoia Paradise"

Art Attacks "Punk rock stars"

The Adverts "One chord wonders"

The Lurkers "I'm on heat"

The Heartbreakers "Chinese rocks"

Metal Urbain "Ghetto"

The Saints "(I'm) Stranded"

Sex Pistols "I wanna be me"

Raped "Moving target"

Joy Division "Failures"

DMZ "Destroyer"

The Clash "I'm so bored with the USA"

Les Dogs "Here comes my babe"

Radio Birdman "New race"

UK Subs "Young criminals"

The Damned "Neat neat neat"

Menace "Screwed Up"

Ramones "Now I wanna sniff some glue"

Gazoline "Radio flic"

Dead Boys "Sonic reducer"

Chelsea "Right to work"

The Jam "In the city"

Generation X "Your generation"

Buzzcocks "Orgasm addict"

Stiff Little Fingers "Suspect device"

Sham 69 "Angels with dirty faces"

The Jerks "Back to Berlin"

Slaughter & the Dogs "Where have all the bootboys gone?"

The Ruts "Babylon's burning".

Attardez-vous sur les autres mix hip-hop de la bande: Assassins Prod Mixography

16 April, 2006 Posted by | 70's, music, punk | 2 Comments

Led Zeppelin – Moby Dick (video)

Un post fainéant (encore ?). Sur un groupequi a déjà fait l'objet d'un billet (pas bien). Mais bon, après l'achat du double DVD live de Led Zep qui comprend le concert au Royal Albert Hall en 1970, j'ai bien envie de faire partager un grand moment. A savoir Moby Dick, et le solo de batterie mémorable de Bonham. Il existe d'autres versions filmées de ce fameux solo, mais celle-ci avec 2 caméras et des zooms de partout, est la plus intéressante. 

Voici une vidéo longue de 15 minutes. Forcément, internet oblige, la vidéo n'arrive pas à suivre tous les mouvement de Bonzo. Mais c'est mieux que rien.

 

 Mine de rien, pour un bon groupe, faut déjà des bons musiciens.  Lapalissade, mais ça mérite parfois d'être rabaché.

14 April, 2006 Posted by | 70's, Chansons, music, Rock | 7 Comments

10×10 secondes

Dans mon dernier billet, je disais qu’un des vers de “When Your Number Isn’t Up” de Mark Lanegan était parmi mes dix “bouts de 10 secondes de musique” préférés. N’ayant jamais été un fana de classements, je me suis quand même attelé à celui-ci puisqu’à ma connaissance, ça n’a pas été fait. Ce fut dur mais ça y est, je les tiens mes 100 secondes de musique. J’ai failli les cclasser par “bouts de guitare”, “bouts de voix”, etc. Mais c’aurait été choisir la facilité. Un classement est un classement. Attention, ce n’est pas un classement des 10 meilleures chansons.

10ème, dernier, mais néanmoins content d’être là:
Kyuss – El Rodeo, de 2:00 à 2:10. Après une longue et lancinante intro de 2 minutes, ambiance désert et generator party, Josh Homme envoie 10 secondes de guitare géniales. Les 5 premières secondes martelent une note. on se croit partis dans un heavy rock sorti de Wretch. Mais non, au milieu, le rythme est cassé en deux. Kyuss rattrape par les cheveux ceux qui pensaient sortir de l’ambiance cowboy camé de l’intro. Les salauds, c’est sur l’auditeur qu’ils font un Rodeo… If you want a ride for free…

9ème:
Mark Lanegan – When Your Number Isn’t Up, de 1:27 à 1:37. Je me suis déjà étalé sur Lanegan ici. J’ajoute juste que ce type est pour moi un talent à la hauteur de Leonard Cohen, par exemple.

8ème:

The Clash – Guns of Brixton, de 0:37 à 0:47. Rien à foutre de la révolte du Clash, sandinista et compagnie. Le meilleur, c’est Paul Simonon, belle gueule, et cette ligne de basse. Guns of Brixton, désolé Joe, désolé Mick. Live du 13 juin 1981 au Bond Casino, NY city.

7ème:
Cream – White Room, de 4:03 à 4:13. Je mets 4:13 pour tenir mes 10 secondes, mais on a le droit d’écouter jusqu’à la fin. Globalement, Eric Clapton me fait chier. Mais là non, et Ginger Baker à la batterie non plus. Quiche en technique musicale, je ne saurais expliquer ce que font ces deux là. Mais je peux dire que c’est excellent.

6ème:

The Eighties Matchbox B-Line Disaster – Briefcases For Girls de 1:19 à 1:25 : Quoi, des jeunots ? Une face B ? Oui. Briefcases For Girls recueille le titre de chanson la plus traumatisante des dernières années et contient une super parodie d’Ozzy Osbourne, ainsi que des aboiements de chiens. A 1:19, comme dans le reste de la chanson, les voix se téléscopent. En arrière plan, on peut entendre “They eat you… they eat you… they eat you ALIVE” qui se crash avec la ligne de chant principale. Dévorer vivant. A force de me passer leurs chansons, j’ai souvent l’impression que c’est l’ambition ultime des 80’s matchbox: donner à l’auditeur l’impression de se faire attaquer par une meute de chiens mutants et que leurs crocs lui ouvrent les entrailles en plus des tympans.

5ème:
At The Drive-In – Invalid Litter Dept. de 5:32 à 5:42. On reste chez les sauvages, mais de l’autre côté de l’Atlantique. Un autre groupe majeur. Là, c’est 10 secondes de pur rugissement. En revanche, on sort du domaine de la série Z pour un truc qui fait dresser les poils pour une autre raison: la liberté et la colère. Le final de cette chanson est dantesque, et le cri de Cedric Blixer plongé dans l’écho est aussi parlant que n’importe quel “fuck you”.

4ème:
Nirvana – Heart-Shaped Box, de 2:45 à 2:55. Un solo, court mais bon. Pas de débauche de notes. Je ne peux rien écrire de plus dessus. Et nous voici au Top 3.

3ème:

Pixies – Is She Weird ? de 1:20 à 1:29. Like the stars, and the sun. Like the stars and the sun. Gros Françis nous fait le coup de la doublette. Si t’échappe à la première baffe de Frank, il est sûr de t’avoir avec l’uppercut qui arrive derrière. Cette version à la BBC a encore plus de violence que la version studio. Un must.

2ème:
Led Zeppelin – When The Levee Breaks, de 2:32 à 2:45. Quand la digue lâche. Spéciale dédicace à la Nouvelle Orléans. Ok, ils ne l’ont pas écrite celle-ci. Mais quelle chanson. Jusqu’à 2:32, Jimmy Page se tient tranquille. Mais là, il envoie littéralement la grosse vague de 20 mètres qu’on attend depuis le début. Bonzo piétine au passage les survivants. Il ne reste plus à Robert Plant qu’à hurler comme il sait le faire.

Grand Vainqueur:
Queens Of The Stone Age – Go With The Flow, de 0:00 à 0:15. Rampe de lancement spirituelle. L’intro parfaite. Rien que pour ces 15 secondes, Song For The Deaf est le meilleur album de ce millénaire, si ce n’est plus. Je pourrais m’étendre dessus des heures mais je vais m’arrêter à quelques lignes. Go With The Flow est une chanson pop. D’ailleurs, n’en déplaise aux fans qui reprochent une popisation du groupe, le meilleur de QOTSA, ce sont des chansons pops interprétées heavy, point barre. Certaines chansons sont parfaites. Mais un peu trop, ce qui fait qu’on se retrouve face à une falaise, un truc insurmontable, un peu impressionnant, hermétique. Des trucs de Radiohead, ou des Beach Boys. On est en bas, et des mecs tout en haut déballe leur musique parfaite. Frustrant. L’intro de Go With The Flow a pour fonction de nous catapulter très haut, au sommet de la falaise. Avec la batterie de Dave Grohl comme carburant, et la gratte de Homme (qui fait sa 2ème apparition dans ce classement) à la manoeuvre. Et là tout change. On peut avoir le vertige. Si on tombe, pas grave “to lose is more than hesitate”. Et Grohl nous renvoie illico en haut.

Faites le test. Ecoutez la sans ces 15 secondes, puis avec. Tout est différent.
Cadeau bonux, Go With The Flow en live, tempo acceléré, l’effet est encore différent. Enjoy.

13 April, 2006 Posted by | music, Rock | 13 Comments

Les tripes à l’air (Mark Lanegan & Two Gallants)

lanegan.jpgIl y a quelques jours, retour de chez mon disquaire (Plus de Bruit, rue de la Rochefoucauld, Paris 9, qui BAISSE le prix de ses CD à 10 euros, amen) avec sous le bras le double DVD de Led Zep ainsi que deux disques: "Ballads of the Broken Seas" par Isobel Campbell et Mark Lanegan. Et "What the Toll Tells" par Two Gallants.

Je le dis tout net, "What the Toll Tells" est pour le moment le meilleur disque de l'année. Two Gallants sont deux types de San Fransisco: Adam Stephens (guitare-harmonica-chant) et Tyson Vogel (chant-batterie). A noter qu'ils ont décidé dans les crédits de pochette, de se faire appeler respectivement Chelsea Jackson et Auggie Washington. La rumeur dit que Chelsea et Auggie étaient les noms de leurs chiens, et Jackson et Washington ceux de leurs rues. Respectons donc la volonté des artistes.

La première chanson se nomme "Las Cruces Jail". Elle a le bon goût de s'ouvrir par une intro d'une minute complètement Morriconnienne. Le vent qui souffle, une gratte, un sifflement. L'ambiance est posée. On attend que les pistoleros dégainent. Et Chelsea Jackson hurle. Il faut parler deux secondes de la voix de Chelsea. Un vieux clou rouillé. Colère sans outrance, souffrance sans gémissements. Un savant dosage mais sans une goutte d'artifice. La musique est l'avenant, intemporelle. Il n'y a pas chez Two Gallants la volonté d'inventer quelque chose de neuf, de révolutionner quoi que soit. Pour une bonne raison: à mon avis, les Two Gallants pense que les formes actuelles du blues rock se suffisent largement à elle-même, que l'on peut encore dire et faire ressentir des choses avec. Un peu comme les gens qui continuent à écrire de la musique classique sans en bouleverser les codes.

Et chez Two Gallants, parce que la forme est dépouillée, parce qu'on est en somme en terrain connu, il y a toute la place pour déballer, pour se vider les tripes. C'est encore plus flagrant sur "Stead Rollin'" à tomber par terre.

Et j'en viens à Mark Lanegan et sa compère Campbell. C'est beau, les deux voix se marient à merveille. Mais ce disque est une légère déception, en tout cas pour un fan de Lanegan. Parceque "Ballads of the Broken Seas" est bien trop paisible, et qu'on aime bien entendre ce type souffrir. En temps normal, il y a quelque chose d'un plaisir sadique à écouter Mark Lanegan. Avec Isobel Campbell, Mark-les-60-clopes-par-jour trouve des moments de paix, et c'est bien dommage. Soit malheureux et chante. Bref, il y a un manque de tripes à l'air. Par rapport à une fournée habituelle de Lanegan, s'entend.
Donc plutôt qu'un extrait de ces "Ballads…", voici des bouts de "Bubblegum", grand disque qui ne vieillera que bien. En l'occurrence, la chanson d'ouverture "When Your Number isn't up", qui contient un des mes "bouts de 10 secondes" préférés de l'histoire de la musique, ce vers "There's no use for you here anymore". Et puis tiens, "Methamphetamine Blues".

Entre Lanegan et Two Gallants, il y une filiation assez claire, purement américaine, et une sensibilité écorchée qui réchauffe les âmes glacées par trop de post-rock.

Two Gallants – Las Cruces Jail

Two Gallants – Steady Rollin'

Mark Lanegan – When Your Number Isn't Up

Mark Lanegan – Methamphetamine Blues

9 April, 2006 Posted by | 00's, music, Rock | 5 Comments

Sex-Rock & Hard-Roll

Il existe une méthode de cartographie du monde qui consiste à accorder une surface donnée à chaque pays en fonction de son PIB ou de son degré d'éducation, etc…

Imaginez la carte du rock depuis les années 2000 rapportée à l'écho médiatique (presse spécialisée, webzine, forums, blogs, tout celà agrégé) de chaque groupe ou mouvement. Ca nous donne, à peu de choses près:

– Un énorme continent de la dictature du "rock à rimmel" avec comme capitale Placebo (en campagne quasi-militaire ces jours-ci) et Green Day (auparavant membre de la nation punk annexé par le rock à rimmel).
– Une meta-île qui aurait plus ou moins la forme de la Grande-Bretagne. Aux dernières nouvelles, des vauriens nommés Arctic Monkeys se sont emparés de force du trône (laissé vacant par les princes jumeaux Pete Doherty et Carl Barat) sous le nez d'un paquet d'autres prétendants.

– La Confédération des Collectifs Plus ou Moins Canadiens. "Collectif" est un mot vachement plus bankable et indie que "groupe". Même quand ils sont New-Yorkais, ces collectifs sont plus ou moins Canadiens. Ils sont cool, ils sont indie, et ils sont collectifs comparés au reste des musiciens qui ne sont que des "groupes". Allez comprendre.

Voilà pour le panorama actuel. Grosso modo et subjectivement.

Mais dans un coin, tout là-bas à gauche, il y aurait un petit carré de bruit, de débauche, de grosses guitares. Ca se passe aux USA et c'est diablement plus jouissif que le panorama sus-cité.

Il y a donc là-bas un type nommé Jesse Hugues alias "The Devil". Ce mec a surnommé sa moustache (Freddie se marre dans son tombeau) son "soft boomerang of love". Il dit jouer du "sex rock". Quand on lui demande sa motivation pour jouer de la musique, The Devil répond: "Je ne suis pas venu ici pour sauver les baleines. Je suis venu pour les dames". Jesse s'est trouvé un acolyte de premier ordre en la personne de Baby Duck alias Carlos Von Sextron alias Joshua Homme, plus connu comme leader des Queens Of The Stone Age.  Avec un personnel fluctuant, ils ont déjà pondu "Peace Love Death Metal" et reviennent trés bientôt avec un deuxième album nommé "Death By Sexy" à acheter d'office. Un avant goût (Cherry Cola) en fin de billet.

 Non loin de là, à San Diego, un certain Jason Hill compose des  chansons tout à fait salaces sur une musique vicieuse. Kinky. Sur les pochettes d'album et d'EPs, dans les clips, des pin-ups dans tous les sens. Louis XIV s'intéresse aux filles et à peu près qu'à ça. Leur dernier concert au point FMR à Paris a été l'occasion de tester quelques nouveaux titres dont un qui parlait manifestement de poneys. J'ai vaguement peur de ce qu'ils ont pu raconter. De Detroit, Dick Valentine et ses amis fondent un groupe de rock. Comme ils sont six et qu'ils sont électriques, ils se baptisent Electric Six. Ils chantent les photos de ma mère à poil, les bars gays, et se proclament "Dance Commander". Des fils batards de AC/DC et de Boney M.

Et puis parfois, au Rancho de la Luna, non loin du légendaire Joshua Tree, Josh Homme emmène ses ami(e)s en colo. Les Desert Sessions. C'est au milieu de nulle part, mais ça donne parfois des bijoux. C'est pour le coup, un vrai collectif, qui rassemble des musiciens venus de groupes de tous les horizons. Donc ce duo à tomber avec PJ Harvey, I Wamma Make It Wit Chu.

Quelques morceaux pour illustrer mon propos:

Eagles Of Death Metal – English Girl

Eagles Of Death Metal – Cherry Cola

Louis XIV – Paper Doll

Electric Six – Electric Demons  In Love

Josh Homme & PJ Harvey (Desert Sessions) – I Wanna Make it wit Chu

Voilà, c'est du sex-rock selon l'homme à la moustache, c'est du rock'n'roll, mais ça n'a pas oublié le "roll" de ce mot composé. Ces disques ne se périment pas. 2,3 ou 4 ans après, toujours le même plaisir. J'en ai marre du rock. Il a tiré la couverture. Pris un peu la grossse tête. Oublié les mouvements pernicieux du bassin d'Elvis. J'aimerais un peu plus de Roll. Et pourquoi pas du Punk-Roll, du Pub-Roll, de la Pop-Roll, et même du Roll à rimmel et des collectifs Roll.
PS: un live entier des Eagles Of Death Metal à télécharger sur leur site…

29 March, 2006 Posted by | 00's, music, Rock | 2 Comments

La Sainte Mère Russie au secours du rock

cossaccks.jpgLes frontières du rock ne s’arrête pas à la Vieille Europe et aux States. Je ne suis pas vraiment qualifié pour en parler, et en laisse le soin à Rockomondo entre autres. Mais certains instruments, certaines tournures venues d’autres horizons se sont fait leurs places, pour le pire ou le meilleur, chez les artistes anglo-saxons. Le pire, c’est le sitar importé par les Beatles entre autres. Planqué sous un quintal de LSD et des manuels de spiritualité hindou, John, Paul, George et Ringo, les galopins ont planqué cet instrument et leur maître à jouer Ravi Shankar. Beau, mais très vite gavant, l’instrument reste à jamais la bande-son officielle de l’époque la plus dégoulinante de bons sentiments. Une époque où la musique se prennait un peu trop au sérieux dans son rôle de “sauveur du monde”.

Pour le meilleur, je citerai en particulier l’influence des choeurs russes, communément appelés “choeurs de l’Armée Rouge”. Ces voix graves et viriles accompagneront à merveille vos mets pop ou rock. La preuve avec ces deux exemples (et un bonus), parmi d’autres, de la polyvalence des ces choeurs.

D’abord David Bowie: le caméléon-voleur-pygmalion du rock enregistre une chanson qui porte d’abord le nom de “He’s a goldmine” en novembre 1971. Mais la dégage de la tracklist prévue de The Rise and Fall of Ziggy Stradust & the Spiders form Mars. Trop “David Bowie” à ses yeux. Mais “Velvet Goldmine” sort en face-B de la réédition de Space Oddity en 1975, sans la permission de Bowie. “The whole thing came out without my having a chance to listen to the mix. Somebody else had mixed it – an extraordinary move”. Pas mécontent que Velvet Goldmine se soit taillé une place dans le coeur des fans, Bowie signe finalement la reconaissance de paternité et la chanson figure à présent sur les rééditions de “Ziggy”.
Deux choses notables dans cette chanson: un refrain d’une poésie absolue, et un final russisant à tomber, avec ces gorges vibrantes très Kalinka. Vol sans escale vers les grandes steppes blanches de notre sainte mère Russie.

Ensuite, les Eighties Matchbox B-Line Disaster. Les grands malades de Brighton n’ont pas encore la renommée de Bowie, mais ce qu’ils ont produit en deux albums met à l’amende toute la production britannique actuelle. Que ce soit en terme d’inventivité, de son, de performance vocale… et de violence.

“I Hate The Blues” devrait a priori figurer sur leur troisième album. Elle a été présentée sur leur myspace. “Oh Yeah, she looks so good”. La voix de Guy McKnight réveille les fantômes des cavaliers cosaques. Les steppes immaculées de Bowie sont piétinées, gorgées de sang. Les Eighties Matchbox cavalent avec les têtes de leurs ennemis plantées en haut des piques. Il y a aussi comme un goût de “Mamouchka” des barges de la famille Addams…

Pour finir, un instru: “To Russia my Homeland” de … And You Will Know Us By The Trail Of Dead. Pour le titre qui va bien, mais aussi ce petit violon de fête foraine, qu’on appelle parfois “l’âme slave”.

David Bowie – Velvet Goldmine

The Eighties Matchbox B-Line Disaster – I Hate The Blues

… And You Will Know Us By The Trail Of Dead – To Russia My Homeland

20 March, 2006 Posted by | music, pop, Rock | Leave a comment

Louie Louie, “Universal Party Song” ?

richard-berry-sized.jpgEN 1983, la radio KFJC organise le “Maximum Louie Louie” un marathon radiophonique censé regrouper le plus de versions possibles de la fameuse chanson. L’émission durera 63 heures d’affilée avec 800 versions diffusées. A l’heure actuelle, le site de référence sur la question d’Eric Predoehl, sur lequel j’ai trouvé pas mal d’infos, louielouie.net, référence environ 1600 versions. Ce qui en fait sans doute la deuxième chanson la plus reprise de l’histoire de la musique. Derrière “Yesterday” des Beatles, a priori.

A l’origine, il y a Richard Berry, pas l’acteur français… Mais un songwriter prolifique né en 1935, qui a eu du mal à faire reconnaître tout son crédit dans l’histoire de cette chanson qu’il écrit en 1955.  Il l’enregistre comme single en 1957 avec The Pharaohs. Popularisée par les Kingsmen. Repopularisée par Iggy et les Stooges puis Iggy solo. Qui sera le prochain ? Jack White pourrait faire l’affaire.

Parmi la multitude de versions, en voici quelques unes, dont l’originale. Plus ou moins farfelues et réussies.

Louie Louie – Richard Berry

Louie Louie – Pink Finks

Louie Louie – The Kingsmen

Louie Louie – Grateful Dead (Live)

Louie Louie – The Sonics

Louie Louie – Swamp Rats

Louie Louie – Stooges

Louie Louie – The Clash

Louie Louie – Phallus

Louie Louie – 2PumpLouie

Louie Louie – Otis Redding

Parmi les reprises notables, il manque ici celles de Black Flag et Toots & The Maytals.

Bonus: la vidéo de Louie Louie par Iggy Pop, sur le Live at Avenue B

18 March, 2006 Posted by | music, Rock | 2 Comments

Un coffre à jouets pour une boîte à musique

Pour ce matin, voici un lien vers un site comme on en trouve peu. The Hound, alias Jim Marshall, a animé de 1985 à 1997 une émission sur WFMU, aux USA. Ce type a arrêté d’écouter tout ce qui a été enregistré aprés, en gros, les débuts du punk new-yorkais. Mais pour tout ce qui s’est passé avant, c’est une vrai mine d’or. Toutes ses émissions sont peu à peu ajoutées à la base de donner, que l’on peut parcourir par émission, par titre de chanson ou par interprète. On peut écouter l’émission toute entière, ou set par set, ou titre par titre.

A vu de nez, il y a 150 émissions de 40 minutes online, soit 6000 minutes = 100 heures de oldies et raretés à découvrir. Même si la qualité des MP3 est parfois limite, ce sont, pour 95 %, des choses difficilement trouvables ailleurs.
Quelques exemples :

Again and Again – Iguanas (le premier groupe d’Iggy Pop)
Batman Theme – Link Wray
In My Room – The Beach Boys, mais en allemand s’il vous plait.

J’ai  quant à moi un service à demander à des lecteurs bienveillants. J’envisage d’utiliser Box.net pour archiver des sons et les mettre à disposition ici. Leur service à l’air pro, interface claire, pas de pubs, 1 Gb de stockage gratuit. Sauf que pour débloquer le direct linking et donc pouvoir effectivement les publier, il faut soit payer, soit parainner l’abonnement de 5 filleuls.

Donc si un truc de ce genre peut vous être utile ou que vous avez envie de faire votre bonne action de la journé, cliquez ci-dessous:

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En vous remerciant.

17 March, 2006 Posted by | liens, music | Leave a comment

Pearl Jam – The Mamasan Trilogy

vedder.jpg
Pearl Jam – Alive (Live in Zurich 92)

Pearl Jam – Once (Live in Zurich 92)

Pearl Jam – Footsteps (Live in Zurich 92)

“World Wide Suicide” fait une entrée fracassante à la troisième place du Billboard US Modern Rock. Pearl Jam espérait un succés populaire pour l’album à venir, il se profile à l’horizon.

“Existe-t-il chose plus pénible que le son atroce émis par Eddie Vedder dans son groupe de bouseux pro-bermudas ?” demandait Nicolas Ungemuth, pistolero facile mais talentueux de Rock&Folk dans un article qui aura ulcéré un paquet de gens. Ok, pour les shorts… Sur la voix de Vedder, chacun se fera son opinion. Pearl Jam aura pris pas mal de claques, sera resté dans l’ombre de Nirvana, galère pas mal à se renouveller. N’empêche, il reste un groupe toujours vivant, un paquet de chouettes chansons. Et une attitude respectueuse vis a vis des fans qui les pousse à offrir leur dernier single, à changer de set-list tous les soirs, à rendre hommage aux groupes à qui ils doivent leur inspiration, à n’avoir pas cédé à la clip culture. A rester fidèles. A comparer avec leur “contemporain” Chris Cornell, tartiné d’autobronzant, empêtré avec les restes de Rage Against The Machine dans le bourbier Audioslave…

Le come-back de Pearl Jam est donc l’occasion de revenir sur les débuts du groupe et la “Mamasan Trilogy”. Continue reading

16 March, 2006 Posted by | 90's, music, Rock | 64 Comments

Pearl Jam – World Wide Suicide (new single) + Gone (acoustic)

pearl jam.jpgIl y a pas mal de choses à dire sur Pearl Jam, et j’y reviendrais trés bientot. Mais pour l’heure, le groupe annonce un huitième album appelé “Pearl Jam” (à paraitre le 2 mai) et a la bonne idée d’offrir le premier single “World Wide Suicide”. Un retour à un rock plus direct, tranchant. Avec toujours la voix d’Eddie Vedder à vif, à mes yeux le meilleur chanteur sortie des années 90.

Le single est téléchargeable sur le site off de Pearl Jam en échange d’une adresse e-mail. Il n’y restera pas éternellement a priori.

S’il n’y est plus (et seulement dans ce cas svp), téléchargez-le ici:

Pearl Jam – World Wide Suicide

Tracklist de l’album:

Life Wasted
World Wide Suicide
Comatose
Severed Hand
Marker In The Sand
Parachutes
Unemployable
Big Wave
Gone
Wasted Reprise
Army Reserve
Come Back
Inside Job

En prime, une version acoustique de “Gone” (trouvée ici)

10 March, 2006 Posted by | music | 1 Comment