Special things // Special Songs

La Sainte Mère Russie au secours du rock

cossaccks.jpgLes frontières du rock ne s’arrête pas à la Vieille Europe et aux States. Je ne suis pas vraiment qualifié pour en parler, et en laisse le soin à Rockomondo entre autres. Mais certains instruments, certaines tournures venues d’autres horizons se sont fait leurs places, pour le pire ou le meilleur, chez les artistes anglo-saxons. Le pire, c’est le sitar importé par les Beatles entre autres. Planqué sous un quintal de LSD et des manuels de spiritualité hindou, John, Paul, George et Ringo, les galopins ont planqué cet instrument et leur maître à jouer Ravi Shankar. Beau, mais très vite gavant, l’instrument reste à jamais la bande-son officielle de l’époque la plus dégoulinante de bons sentiments. Une époque où la musique se prennait un peu trop au sérieux dans son rôle de “sauveur du monde”.

Pour le meilleur, je citerai en particulier l’influence des choeurs russes, communément appelés “choeurs de l’Armée Rouge”. Ces voix graves et viriles accompagneront à merveille vos mets pop ou rock. La preuve avec ces deux exemples (et un bonus), parmi d’autres, de la polyvalence des ces choeurs.

D’abord David Bowie: le caméléon-voleur-pygmalion du rock enregistre une chanson qui porte d’abord le nom de “He’s a goldmine” en novembre 1971. Mais la dégage de la tracklist prévue de The Rise and Fall of Ziggy Stradust & the Spiders form Mars. Trop “David Bowie” à ses yeux. Mais “Velvet Goldmine” sort en face-B de la réédition de Space Oddity en 1975, sans la permission de Bowie. “The whole thing came out without my having a chance to listen to the mix. Somebody else had mixed it – an extraordinary move”. Pas mécontent que Velvet Goldmine se soit taillé une place dans le coeur des fans, Bowie signe finalement la reconaissance de paternité et la chanson figure à présent sur les rééditions de “Ziggy”.
Deux choses notables dans cette chanson: un refrain d’une poésie absolue, et un final russisant à tomber, avec ces gorges vibrantes très Kalinka. Vol sans escale vers les grandes steppes blanches de notre sainte mère Russie.

Ensuite, les Eighties Matchbox B-Line Disaster. Les grands malades de Brighton n’ont pas encore la renommée de Bowie, mais ce qu’ils ont produit en deux albums met à l’amende toute la production britannique actuelle. Que ce soit en terme d’inventivité, de son, de performance vocale… et de violence.

“I Hate The Blues” devrait a priori figurer sur leur troisième album. Elle a été présentée sur leur myspace. “Oh Yeah, she looks so good”. La voix de Guy McKnight réveille les fantômes des cavaliers cosaques. Les steppes immaculées de Bowie sont piétinées, gorgées de sang. Les Eighties Matchbox cavalent avec les têtes de leurs ennemis plantées en haut des piques. Il y a aussi comme un goût de “Mamouchka” des barges de la famille Addams…

Pour finir, un instru: “To Russia my Homeland” de … And You Will Know Us By The Trail Of Dead. Pour le titre qui va bien, mais aussi ce petit violon de fête foraine, qu’on appelle parfois “l’âme slave”.

David Bowie – Velvet Goldmine

The Eighties Matchbox B-Line Disaster – I Hate The Blues

… And You Will Know Us By The Trail Of Dead – To Russia My Homeland

20 March, 2006 - Posted by | music, pop, Rock

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